Le camps de Porte d’Aubervilliers ne désemplit pas

Trois semaines après l’annulation de l’opération de “mise à l’abri”, qui consistait à reloger des sans-abris installés sur un campement sauvage à la Porte d’Aubervilliers, 2000 migrants continuent à vivre dans des conditions indécentes. Et pourtant, nombreuses sont les personnes à arriver sur ces terres, en quête d’un avenir meilleur.

La place près des campements des migrants à porte d’Aubervilliers © Mariame Soumaré

Les immondices jonchent le long de la sortie du périphérique Porte d’Aubervilliers. Un tas de bouteilles vides et des restes de denrées alimentaires s’entassent le long du sol. Des vêtements délabrés et mouillés, des sacs plastiques ou encore des boîtes à sandwich pullulent sur les routes. Au loin, deux trois personnes aux mains encrassés et aux rides de fatigues prononcées réclament quelques pièces. Derrière eux, des tentes sont installés dans un long terrain où gît quelques morceaux de gazon. Un lieu de désespoir, dans lequel l’insalubrité est conséquente. Les déchets accumulés depuis plusieurs jours laissent une odeur incommodante. C’est l’état actuel de Porte d’Aubervilliers.

A la recherche d’une vie digne

Sur la place, à proximité d’une camionnette entourée de déchets, un groupe de 4 individus discutent. Parmis eux, Adel*, le seul capable de soutenir une conversation en français. Un migrant d’origine tunisienne arrivé depuis une semaine dans le campement.

Teint pâle, et dents jaunies, il n’a ni papier, ni argent, ni proche à proximité. Cet homme d’une trentaine d’années à la carrure baraqué, raconte son périple et les raisons de sa présence ici. Malgré un dialecte correct, il bafouille par parcimonie. « Je dors dans la rue, sur un sac de couchage, c’est très très difficile. Même les animaux sont mieux traités.” énonce t-il d’un ton glacial. Interrompu par le bruit assourdissant des sirènes du SAMU environnantes, il ajoute “je veux me rendre en Angleterre rejoindre mon grand frère et travailler”. Son souhait premier était pourtant de rester dans l’Hexagone. Il déclare que sa situation misérable actuelle a eu raison de lui. Celui qui certifie avoir payé la  traversée Maroc-Paris pour plus de mille euros, n’a nullement l’intention de rester dans cette situation et le clame avec insistance.

A cette heure, les migrants continuent de s’installer dans le campement de Porte d’Aubervilliers. Avec une pensée en tête, connaître un futur plus prospère.

Mariame Soumare

Une expo pour redonner vie en Notre-Dame de Paris

L’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019 est encore dans tous les esprits, les photos de Patrick Zachmann redonnent espoir aux passants qui veulent visiter la célèbre cathédrale.

Situé à l’angle de la rue du Cloitre Notre Dame et de la rue Chanoinesses, un parcours photos retrace les premiers mois de la renaissance de la cathédrale à l’incendie sur la palissade du chantier de Notre Dame.  « Grâce à ses photos on a quand même espoir qu’un jour la cathédrale redeviendra comme avant » raconte Anne-Lie serveuse dans un bar de l’autre côté de l’île qui passe devant la cathédrale tous les jours

« Ses photos nous permettent de faire une pause sur ce qu’il s’est passé le 15 avril » Alexandra 35 ans.  Habillé par les photos de Patrick Zachmann la palissade du chantier redonne sourire aux passants, certains prennent des photos, d’autre s’en vont lire les descriptions de ses expositions « On apprend des choses qu’on ne sait pas forcement sur la Cathédrale.« 

« C’est hypocrite de leur part »

L’incendie de Notre-Dame de Paris a été l’événement le plus commenté sur Twitter dans le monde en 2019, selon un classement publié par le réseau social. « Je trouves ça hypocrite de la part des gens de faire des appels aux dons ou même de pleuré un monument alors qu’il y’a pire dans le monde comme le génocide au Congo » soulève Emmanuelle étudiante en histoire. Certaines personnes pensent que cet incendie est juste une excuse pour que l’Etat puissent se faire plus d’argent. « Ils n’ont pas attendu plus d’un jour pour demandé des fonds pour rénové la Cathédrale » Jean, éboueur depuis plus de dix ans . En effet plus de 880 million d’euros ont été récoltés pour la reconstruction du monument de Paris.

Kimberly Pierre

[GREVES] « Depuis deux semaines je paye des chambres d’hôtel à mes employés »

La grève interprofessionnelle dure depuis deux semaines et affecte les commerçants. Nous nous sommes rendus en gare de Boussy-Saint-Antoine dans le 91 en Essonne, pour rencontrer les commerçants qui sont à proximité de la gare.

Ambiance déserte à la gare de Boussy, les arrêts de bus sont pleins de personnes qui attendent le bus qui « on ne sait pas quand il arrive ». Puis, plus rien, désert, pas un rat dehors. Autour de la gare de Boussy-Saint-Antoine se trouve plusieurs commerces. Cora, un centre commercial et des commerces plus petits dont Micks Bokit, restaurant antillais, Le bar de Val d’Yerres et un Kebab. Ses deux semaines durant, la grève et les bouchons ont été en la défaveur des petits comme des « grands » commerces. Les clients ne sont plus ou presque plus présent. Pressés et agacés, ils n’ont plus le temps de s’arrêter dans les restaurants près de la gare. Ne sachant pas à quel moment le bus arrivera, les usagers privilégient leurs retours à la maison.

« Depuis deux semaines je paye l’hôtel à mes employés à cause de la grève, ça a un coup niveau économique quand même »

Micks Bokit a remplacé Subway. A l’intérieur c’est vide, il est 14h et Il n’y a que deux clients dans une salle remplie de tables et de chaises. Musique antillaise, odeur de friture, un employé locksé vient nous prendre en charge. Il nous confie sourire aux lèvres qu’en réalité « On ne subit pas trop les répercussions, un peu quand même mais pas assez étant donné qu’ici, la plupart sont véhiculés. De plus, on a plus de monde le soir. Mais, le fait qu’on ne connaît pas les horaires de bus dû à la grève, les personnes qui venaient manger avant de prendre leurs bus ne viennent plus. ». Juxtaposé au restaurant antillais se trouve un bar, le Bar du Val d’Yerres. Changement d’ambiance, à l’intérieur c’est sombre, il y a peu de personnes comme si la grève avait ramené avec elle les ténèbres.

Un jeune homme plutôt élancé, brun avec de la barbe se trouve être le gérant. Visage abattu, fatigué et exaspéré quand on parle de grève, il dit servant en même temps un petit blanc à un client, « Nous on a une cliente plutôt basée ici à Boussy mais, depuis deux semaines je paye des chambres d’hôtel à mes employés à cause de la grève, parce qu’il n’y a plus de trains pour rentrer. Et ça fait un sacré coup économiquement. »

« On ressent bien que la galerie s’est vidée »

A l’intérieur du centre commercial Cora, malgré les décorations de noël et des musiques de fêtes, il y a relativement moins de clients. Nous avons demandé l’avis d’un employé du restaurant asiatique Au Canard laqué, « Ici, la plupart sont véhiculés et viennent pour faire leurs courses donc a toujours des clients. Mais c’est vrai que ces deux dernières semaines, on a eu moins de clients. Même si c’est minime, on observe une perte. Après, on s’est informé par rapport aux horaires de trains et on ouvre à partir de ce moment-là. Mais quand il n’y a pas de train, on voit le temps passer ». Une gérante de magasin de vêtements de déstockage au contraire nous dit ne pas avoir constaté de changement mais un peu plus d’affluence au vu des achats de noël.

La grève a eu plus d’impact sur les petits commerçants, les commerces de proximité que sur les grandes enseignes. Toutefois, dans les banlieues un impact sur l’économie de ceux-ci est remarquable. Même si comparé aux commerces de Paris qui ont de grandes pertes, la leur est minime. Ils attendent tous avec ardeur un retour à la normale pour le bien de leurs caisses.

Patricia Bakak

Accueil de familles yézedis en France : une promesse tenue

Une première vague de cent familles de réfugiés yézedis sont arrivées en France depuis décembre 2018. Il s’agissait d’une promesse du président de la République et elle a été tenue. Place désormais à l’intégration de ces familles. 

AEROPORT ORLY

Cela fait aujourd’hui un an que la première vague de réfugiés Yézidis est arrivée en France, grâce à la promesse d’Emmanuel Macron au début de son mandat. 

Pour rappel en août 2014, le sort des Yézidis a basculé lorsque Daesh s’est emparé d’un tiers de l’Irak, notamment du foyer historique des Yézidis sur les monts Sinjar. Les djihadistes ont tués des hommes, transformés en enfants-soldats les plus jeunes et condamnés des milliers de femmes aux travaux forcés et à l’esclavage sexuel. Une des promesses du Président de la République auprès de Nadia Murad, prix Nobel de la paix 2018, était l’accueil sur le territoire français de cent familles yézidis victimes de crimes commis par Daesh. 

Depuis novembre dernier, les cents familles promises par le président de la République sont arrivées en France. Pour Giovanni Cassani, responsable de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Erbil, qui avait fait le voyage avec des familles, explique sur Twitter : « il y a eu beaucoup d’attentes », « d’un côté la difficulté de quitter leur pays d’origine, leur famille, leur village mais d’un autre aussi l’excitation de recommencer une nouvelle vie dans un nouveau pays et avec plein d’opportunités ».

D’après le communiqué de presse du ministère de l’intérieur : « Cette démarche témoigne de la volonté renouvelée de la France de mettre en place, en lien avec les autorités irakiennes, des facilités pour l’accueil des victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient. Parallèlement, la France mène des actions auprès de ces populations en Irak pour rétablir des conditions de vie favorables sur place et participer à la reconstruction des territoires libérés de l’emprise de Daesh ». 

Une volonté d’intégration malgré une protection encore très présente

Malgré le statut de réfugié, pour des raisons de tranquillité et de sécurité peu d’informations sur leur situation actuelle sont accessible. L’Association Yezedis de France (AYF) qui se situe dans le 16e arrondissement n’a pas l’apparence d’un foyer d’accueil, ni d’une association habituelle. Un grand bâtiment Haussmanien, sans indication, ni nom d’associations laisse penser que ce n’est pas la bonne adresse. Toutefois le primeur d’en face confie : « C’est une association qui se trouve ici, des élus se déplacent et viennent dans ses locaux mais nous n’avons jamais su ce que c’était ni qui ils étaient, surement pour des mesures de sécurité mais ça attise quand même la curiosité ». 

Pour les aider à s’installer et construire une nouvelle vie en France, c’est l’association Habitat et Humanisme qui a été missionnée pour les accompagner dans leurs démarches. « On leur prodigue un service d’accompagnement social », explique Karine Robert, responsable du service d’accompagnement des familles réfugiées, lors d’un échange téléphonique. Cela se traduit par l’affectation d’un logement, par une aide pour scolariser les enfants ou encore par un accompagnement dans le parcours de santé. Les enfants sont scolarisés et les jeunes majeurs et mères de famille suivent aussi des cours de français. « Ils ont signé un contrat d’intégration républicaine, rappelle Karine Robert. Ils se sont engagés à apprendre le français et ont suivi des journées de formation où on leur a expliqué ce qu’était l’État français, comment fonctionnaient les administrations et quels étaient leurs droits et leurs devoirs ». Pour Karine Robert, l’engagement du Président de la République a été tenu, mais espère toutefois que les moyens mis en place vont subsister. 

Laura Ouvrard

ESA Monthlery vs PSG : La guerre débutera après Noël

Le club de l’ESA Montlhéry affronte le 5 janvier prochain, le PSG dans le cadre de la 32e de finale de la Coupe de France de football. Ce match s’annonce comme un cadeau de Noël après l’heure pour l’équipe essonnienne.

L’ESA affiche dans ses locaux, les maillots d’anciens joueurs devenus professionnels

L’ESA est le garant juridique du match

«  Si il y a le moindre heurt, le club sera tenu pour responsable, le département, nous aide sur l’aspect sécurité, mais sinon c’est à nous de gérer le reste. » confie à l’@gence², Mickaël, le président du club.

Une enveloppe « spéciale » de 100 000 € a été débloquée par le département pour mettre en place ce match dans les meilleures conditions possibles.

Le président du club, installée depuis de 7 ans, déclare avoir assisté à une réunion, ce lundi avec le département. « Pour l’instant, rien n’a été concrétisé,surtout sur l’aspect de la sécurité, on verra ça lors d’une prochaine réunion mercredi. Sinon, tout s’est bien passé, sauf un point. Lorsqu’on a parlé du parking du stade de Bondoufle » Enonce-t-il avec un léger sourire. En effet, le Stade Robert Bobin a été choisi en parti grâce à sa capacité d’accueil de 18 000 personnes. Cependant, un problème récurent ressurgit. Celui du parking. Peu de places de stationnement sont mises à disposition près du stade.

Ce qui provoque, dès lors que, des rencontres d’envergures sont organisées (NDLR : Le PSG a joué un certains nombres de matchs amicaux dans ce stade) des tribunes supporters jamais remplis entièrement. « Ce manque de parking à proximité du stade, pousse le département à ne pas autoriser l’accès à l’ensemble de toutes les places en tribunes. Mais on va quand même tout faire, pour jouer à guichet fermés (rires) » détaille Mickaël, pendant qu’un groupe de personnes s’adressent à lui pour pré réserver le billets afin d’assister à la rencontre.

« Nous mettons en place un système de pré réservation et puis on fait en sorte que les habitants de la ville ou licenciés du club ont une zone réservée à eux dans la tribune couverte. Elle peut accueillir 4000 personnes. Pour l’instant on a vendu 3 000 places» déclare Mickaël.

Un lien uni L’ESA et le PSG

Le président du club évoque ce match, avec une certaine mélancolie.  » Le PSG est une grande équipe, ça sera une belle fête. Et avant les qataris, on avait un partenariat avec le club. Notamment sur la formation des jeunes, certains de nos anciens licenciés allaient s’entraîner et visiter le camp des loges. Aujourd’hui notre club est moins dominant sur la formation des jeunes et le partenariat a été rompu. Mais j’ai toujours en tête cette idée de re faire un partenariat avec le PSG. C’est un match spécial aussi pour ca. » (NDLR : Linas était réputée pour être un club tremplin. De jeunes entre 12 et 17 ans signaient dans des clubs d’envergure nationale après être passé par la ville essonnienne ) exclame Mickaël, qui s’apprête à passer des fêtes mouvementés de part l’organisation du match.

«  On ne vas pas changer nos habitudes contre le PSG »

« C’est sur que j’aurai aimé qu’on les reçoivent à Monthlery dans notre champ de patates, on aurait une chance supplémentaire de gagner » glisse avec un brin de malice, Stéphane Cabrelli l’entraîneur de l’équipe de Linas-Monthlery. Le chef de garde de cette équipe est très content à l’idée de jouer contre une équipe connue à l’échelle mondiale. Une telle opposition ne bouleverse pas pour autant l’organisation tactique de l’équipe « On va jouer comme chaque week-end avec notre talent, notre force et notre esprit d’équipe. On ne vas pas changer nos habitudes et garder notre 4-3-3. Les joueurs ont fait en sorte de ne pas prendre de carton le match précédent (Linas, premier au classement de la ligue Sénior R1 a fait match nul 1-1 contre Montreuil). » déclare l’entraîneur.

Le tacticien depuis maintenant 4 ans a envie de faire souffler ses joueurs. « Je laisse mes joueurs tranquilles jusqu’au 26 décembre, ils doivent passer Noël avec leurs proches. Après ça sera plus dure (rires), on va reprendre un rythme de trois entraînements par semaine. »

C’est avec bonheur et impatience que le coach de l’ESA attend le jour du 5 Janvier prochain, puisque c’est la première fois que le club de Linas va aussi loin dans la compétition.

Raphaël JORGE

La vie des habitants de Grigny mise en avant dans exposition

Après avoir rencontré les habitants de Grigny il y’a un an . La photographe Pascale Salonniéres présente l’exposition <<les objets de l’exil>> jusqu’à vendredi.

Tout commence dans la matinée du 29 avril 2019, la photographe Pascale Sablonnières lance un appel et invite les Grinois issus de l’immigration à poser avec un object provenant de leur pays d’origine.

L’initiative est soutenue par le Maire de la ville Philippe Rio ainsi que l’ensemble des habitants . Sur les réseaux sociaux la nouvelle ce propage et l’engouement prend de l’ampleur . Durant plusieurs jours les personnes apportes leurs objets dans le centre de vie sociale de la ville ou la photographe à décider de relooker le lieux pour en faire un mini studio photo .

<< Qui n’aime pas représenté c’est origine ? Confie une dame à l’accueil >> La ville de Grigny est connue aussi pour sa forte mixité sociale flagrante . << Tu peux trouver un malien qui vend des cigarettes ou des mais avec un Indien à coté de la gare normale à oui ici on vie ensemble >>

Les paroles recueillis juste avant d’entrer dans la salle d’exposition confirme l’idée que dans cette exposition le mélange des culture est au rendez-vous.

Un cahier, un collier ou encore une pièce d’identité les photos se succède mais ne se ressemble pas. Des objets du quotidien mise en avant d’une façon inattendue et qui parle aux observateur tout au long de cette galerie éphémère. Sur les images exposé sous fond blanc, plongé dans les racines de l’objet. Ainsi la photographe laisse aux personne une liberté , pour que chacun puisse imaginer et mettre un nom sur l’appartenance et la nature de cette Objet.

Une idée sortie agréable en ses périodes de fête de fin d’année. Et si c’était l’occasion de vous souvenir du bon vieux temps ?

Exposition « Les objets de l’exil » du 16 au 20 décembre 2019 au centre culturel Sidney Bechet

Windy.B l’agence²

La traditionnelle exposition de Noël de la galerie Ménil8 ne fait pas recette

Dans l’Est Parisien, l’association des Artistes De Ménilmontant a organisé, comme chaque année, « Petits-Formats », une exposition collective. 60 artistes se sont réunis, cette foi-ci, pour y participer. Pourtant, le publique n’es pas au rendez-vous. Entre les grèves et les mobilisations à Paris, beaucoup d’habitués de la galerie ne sont pas venus.

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C’est dans le XXe arrondissement de Paris, que se situe Ménil’8, la galerie du 8 rue Boyer, tenu par les Artistes De Ménilmontant depuis 2 ans et demi. Elle accueille du 6 au 22 décembre, « Petits-Formats », son exposition annuelle. 60 artistes, photographes, peintres, sculpteurs, aquarellistes, etc., se sont réunis pour y participer.

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C’est la 1ère année qu’autant d’artistes se réunissent. D’habitude, ils ne sont que 25 artistes au maximum. Le sous-sol de la galerie à été ouvert pour l’événement, et un 2ème local se situant au numéro 10 de la même rue, a lui aussi été utilisé pour exposer principalement des photos et quelques peintures. La galerie était prévu, dès l’origine, pour accueillir principalement des expositions collectives, et pour permettre à tout artiste de participer à une exposition.

Olivier, membre de l’association et travaillant sur l’organisation de cette exposition, explique :

« Cet événement est organisé chaque année en décembre. On demande aux artistes de préparer quelques petits-formats, à des prix accessible pour les habitants du quartier, s’il désirent faire des cadeaux de Noël, par exemple. »

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De nombreux partenaires sont présents sur le projet, dont la mairie du 20e, L’ADAG ou encore la SAIF.

Une exposition presque déserte

Malgré tout, l’exposition n’est pas tombée au bon moment, en pleines grèves et mobilisations. Les salles où les œuvres sont exposées, sont presque vides. L’ambiance y est bien silencieuse, comme nous raconte Jean-Claude Sylvain, peintre participant à l’exposition :

« Cette année, les lieux d’exposition sont désert. Nous n’avons eu que très peu de visite par jour. Je suis tout de même content de participer, mais c’est dommage. J’aime rencontrer des gens, je viens de Gare du Nord à pied pour me rendre à la galerie, car il n’y a aucuns transports en commun actif ».

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L’expo reste tout de même ouverte de 16h30 à 19h cette semaine, et de 14h30 à 19h30 ce week-end, jusqu’au décrochage prévu dimanche soir.

Pour plus d’infos pratiques, ou si vous souhaiter adhérer à l’association, veuillez consulter directement le site internet des Artistes : https://ateliersdemenilmontant.org

Crédit photo @ Maël L. Nicolas

[IMPEACHMENT] Le cas Trump divise l’opinion publique

Après deux mois d’enquête, la commission parlementaire a rassemblé des « preuves accablantes » à l’encontre de Donald Trump. Mercredi 18 décembre, un vote historique de la Chambre retient deux chefs d’accusation contre le président américain. L’opinion public est divisée. 

Le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche le 9 octobre 2019

La lutte féroce entre Donald Trump et les démocrates s’est déplacée mercredi, avec les premières auditions publiques au Congrès américain dans le cadre de l’enquête visant à destituer le président républicain, soupçonné d’abus de pouvoir. 

L’affaire de l’impeachement creuse des tranchées un peu plus profonde dans l’Amérique déjà divisée de l’ère Trump. Le chef d’Etat, soupçonné d’avoir demandé au président ukrainien d’enquêter sur son rival politique Joe Biden, fait depuis septembre d’une enquête au Congrès initiée par le camp démocrate. Dans l’Iowa rural, Mark est persuadé que son président est victime d’un complot. Cet électricien de 35 ans déclare lors d’un échange sur Twitter avoir été voté en 2016, pour la première fois de sa vie en faveur de président américain actuel. « Trump était un outsider. Les démocrates l’attaquent juste parce qu’il veut faire des réformes qui ont du sens. »

Sur Twitter, les soutiens du président s’affichent. Carton à la main ou sur un bout de table, et postent des photos de leur vote contre la procédure de destitution. Ici, John Ratcliffe explique « s’il y a un moment où voter ‘non, pas du tout’, c’était maintenant »

Malgré les révélations et les témoignages, les républicains soutiennent Donald Trump. De  plus le sénat américain étant majoritairement composé de républicains, ce procès de destitution n’inquiète pas les citoyens. 

Jill, une citoyenne américaine, actuellement en déplacement à Paris, trouve à cette affaire un certain acharnement qu’elle juge inutile. « Moi je pense qu’ils auraient dû dépenser tout cet argent et énergie à faire quelque chose qui valait la peine, par exemple arrêter le Child trafficking. C’est tout ce que j’ai à dire ». 

Une question de principe pour les démocrates

Si les sympathisants démocrates étaient, eux, hésitants au sujet de l’Impeachment, ils en font désormais une question de principe, explique Ryan, un ingénieur du Texas. « On ne sait pas ce que ça va donner, mais si on ne fait pas cette procédure de destitution, cela revient à dire ‘ce qu’il a fait c’est ok’. Et ça, c’est encore plus dangereux ». 

Avec les auditions techniques, les élus démocrates espèrent exposer au grand jour les méfaits de Donald Trump et convaincre les Américains encore indécis que le président mérite d’être destitué. 

Pierre Martin, professeur de sciences politiques à l’Université de Montreal et directeur de la Chaire études politiques et économiques américaines, s’intéresse à l’évolution des sondages : « l’ensemble des sondages sur la destitution du président permet de constater que le mouvement perçu par le président Trump en sa faveur est essentiellement le fruit de sa fertile imagination ». En effet, l’appui à son Impeachment et à sa destitution continue de supplanter l’opposition par une marge mince mais tenace.

Parmi les 85% qui ont une opinion forte sur le sujet, d’après la chaîne de télévision CNN et Fox News, 50% des répondants seraient favorable à l’impeachment et à la destitution de Donald Trump. 

Laura Ouvrard

Le vaccin contre la grippe rencontre un véritable sucée en pharmacie

Depuis cette année , la vaccination fait partie des missions pouvant être exercées par les pharmaciens d’officine sur l’ensemble du territoire depuis le 1er mars 2019. Les pharmaciens peuvent vacciner les patients contre la grippe. (article 59 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2019 )http://www.ordre.pharmacien.fr/Les-pharmaciens/Champs-d-activites/Vaccination-a-l-officine

« Je ne me ferai jamais vacciner contre la grippe quoi qu’ils me promettent »

Depuis le 15 octobre la campagne 2019 de vaccination contre la grippe est lancée, l’occasion de savoir si les pharmaciens ce sent alaise avec cette nouvelle fonction, et si les patients sont prêt à laisser un pharmacien leur injecté un anti-virus ou s’il préféré toujours la solution classique. Voir leur médecin en consultation pour recevoir un vaccin.

Interrogé sur le sujet Jacqueline infirmière de nuit à l’hôpital de Corbeil-Essonnes (91) et pourtant opposé à recevoir un vaccin de la part d’un Pharmacien « Je ne me ferai jamais vacciner contre la grippe quoiqu’ils me promettent. Me faire inoculer un virus en vue de me « protéger » soit disant contre la grippe! Non merci. Je préfère me protéger en m’alimentant de manière saine qui protège naturellement et immunise durablement mon organisme lui procurant des anticorps qui lui permettent de se défendre contre les attaques extérieures nuisibles. Mes enfants et moi, ne nous sommes jamais faits vacciner et nos organismes se défendent convenablement contre les différents virus qui apparaissent. C’est ma petite opinion. Ma sœur n’ayant pas suivi mes conseils et s’étant faite vacciner il y a quelques années, avait failli y laisser sa peau.


Conclusion: Jamais de vaccin dans ma maison.
Elle précise » qu’il ne faut pas tout mélanger en cas de réactions comme pour sa sœur s’il n’avait pas eu une réaction rapide du médecin elle ne serais plus de se monde alors que si la même situation arrivais avec un pharmacien serait il apte a la sauver sauver ? Je ne pense pas «  Il y’a quelques année plusieurs vidéo circulé pour dénoncer l’inefficacité et la dangerosité des vaccins

Kévin 18 ans étudiant préfère lui aussi être vacciné par un médecin « Un médecin oui, car au-delà des études il a des expériences qui peuvent jouer sur le tapis parce que avant de vacciner il doit faire un bilan complet de la personne pharmacien non car certes il a des études mais son expérience est restreinte sur le corps humain. il pourrait évidemment avoir quelques souvenirs mais comme ce n’est pas son travail, il serait en difficulté. ce qui fait qu’avec lui la marge d’erreur est plus importante « 

Pourtant d’après le rapport de l’Ordre National Des Pharmaciens l’expérimentation de 2018 a été une réussite selon les chiffres de ONDP. Le dispositif existé déjà depuis deux ans en Nouvelle-Aquitaine et en Rhône Alpe. Et selon le président de l’ordre des pharmaciens cette expérimentation est réussie: « Dès la première année, nous avons fait 20 000 vaccinations en Gironde et nous avons triplé ce chiffre En Nouvelle-Aquitaine, nous sommes passés d’un peu moins de 60 000 à 180 000 vaccins » Se réjouit François Martial.  

Interrogé sur le sujet un Pharmacien n’a pas souhaité répondre à nos questions . Pour le moment. Sur les plusieurs personnes interrogé, la plus part ne sont pas au courant et très septique sur cette mesure. Du coté des autorités on se félicite d’une tel réussite pour le début de la campagne de vaccination .

Depuis mi-octobre la campagne de vaccination lancée par la Caisse primaire d’assurance maladie se poursuit jusqu’au 31 janvier 2020.

Windy.B l’agence²

Automobile : la baisse du bonus écologique fait débat

Le montant du bonus écologique pour l’achat d’un véhicule électrique, actuellement fixé à 6.000 euros sera revu à la baisse en 2021 et 2022. Une annonce du gouvernement qui ne plait pas à des concessionnaires et aux particuliers.

Crédit : BFM TV

 » C’est sur qu’avec ça on va moins en acheter. C’est pas dans ce sens là qu’il faut aller, déjà qu’avec le bonus de 6000€, les électriques restent chers » clame Idriss. Cet habitant de Etiolles (Essonne), conducteur d’une Honda, est en désaccord avec la déclaration du ministère de la transition écologique. A partir de 2021 un particulier souhaitant acquérir une voiture 100% électrique et neuve, ne percevra plus un bonus de 6000€ mais de 5000€.

https://twitter.com/PS_Paris/status/1207374507666804737

En 2022 une nouvelle baisse de 1000€ se greffera. Un acte, qui ne sera pas bénéfique pour les concessionnaires.  » Cette mesure ne va pas aider, déjà que le marché du véhicule électrique est très sectarisé, ça ne vas rien arranger  » déclare Alain, directeur de Routeca, un concessionnaire situé à Viry-Chatillon (Essonne). Octroyé sous forme de remboursement, ce bonus est un argument prôné lors de l’achat de véhicules électriques.  » Cette annonce s’adresse clairement aux supérieures, les classes populaires vont être encore moins apte à acheter ce genre de véhicule » décrit le directeur du concessionnaire qui termine en évoquant du coût déjà élevé des voitures et plus précisément des batteries qui doivent souvent être louées.

L’insertion pour le concessionnaire dans ce marché sera complexe

 » Il y aura un gros impact, sur la population. » énonce avec flegme, le responsable commercial du concessionnaire Zelus à Montgeron (Essonne).  » A partir de 2020, nous allons disposer de véhicules électriques dans notre concession, cette annonce ne va pas complexifier le marché. Ça va jouer sur l’achat. Ce bonus était un critère d’achat important. Même si maintenant plus de plus de véhicules seront pris en compte dans ce bonus, ça sera compliqué de se lancer dans le marché.  » détaille, le responsable. En effet si le projet est de subventionner l’achat de 100 000 véhicules électriques, contre 40 000 en 2018 (NDLR : année de mise en place du bonus), selon l’intéressé augmenter la quantité d’offre ne basculera pas vers une demande plus conséquente.

L’hybride, une gamme phare du concessionnaire Zelus

Le responsable tient aussi à évoquer, le cas des véhicules hybride, « plus accessibles à la population » et « choisies par monsieur tout le monde » mais donc l’Etat avait coupé les bonus ce qui était déjà « problématique« .

A noter, que les particuliers ne sont pas les seuls à être touché par l’annonce. Les entreprises verront diviser par deux, le bonus perçu pour l’achat d’un véhicule électrique de moins de 45 000 €.

Raphael JORGE

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